Google Nexus One
Nexus One - 4 Go - Gris Anthracite (Occasion)
à partir de 45 €Référence : d12698
Référence : d12698
Lancé en janvier 2010, le Nexus One n'était pas qu'un simple téléphone. Il représentait la première incursion directe de Google dans le matériel, redéfinissant les attentes autour du système Android.
En tant qu'historiens de la technologie, nous devons replacer le Nexus One dans son contexte. En 2010, le marché est en pleine effervescence. Apple domine avec l'iPhone 3GS, et Android est encore perçu comme un challenger brouillon, souvent masqué par les interfaces propriétaires des constructeurs comme Motorola ou Samsung. Avec le Nexus One, Google a voulu siffler la fin de la récréation.
Conçu en collaboration étroite avec HTC, ce terminal a été le premier à porter le badge Nexus. L'idée était simple mais révolutionnaire : créer un appareil de référence, sans aucune surcouche, offrant l'expérience "Google Pure". Pour les passionnés de l'époque, c'était le Graal. Le téléphone est arrivé avec Android 2.1 Eclair, apportant une fluidité et des graphismes qui commençaient enfin à rivaliser avec Cupertino.
Ce lancement a également marqué une tentative de Google de court-circuiter le modèle traditionnel de distribution. Vendu exclusivement sur la boutique en ligne de Google, sans subvention opérateur au départ, le Nexus One a tenté de libérer les utilisateurs des contrats de deux ans. Si cette stratégie fut un échec commercial forçant Google à fermer sa boutique web quelques mois plus tard, le terminal a acquis instantanément un statut d'objet culte.
Techniquement, le Nexus One était un monstre pour son temps. Il a été l'un des pionniers à embarquer le processeur Qualcomm Snapdragon QSD8250, cadencé à 1 GHz. À une époque où la plupart des téléphones peinaient à atteindre les 600 MHz, cette puissance permettait d'exécuter des multitâches complexes et de charger des pages web avec une rapidité déconcertante.
Mais le véritable choc visuel venait de son écran. Google avait opté pour une dalle AMOLED de 3,7 pouces. Les noirs étaient abyssaux, les couleurs saturées à l'extrême, offrant un contraste que le LCD ne pouvait égaler. Cette technologie était si novatrice et si demandée qu'une pénurie mondiale de dalles AMOLED a frappé HTC, obligeant le constructeur à basculer vers des écrans Super LCD en cours de production. Pour les collectionneurs sur 2xmc, dénicher une version originale AMOLED est aujourd'hui un défi particulièrement prisé.
On ne peut pas parler du design sans évoquer la trackball lumineuse. Située en bas de l'appareil, elle servait de joystick de navigation mais aussi de témoin de notification multicolore. Un détail esthétique et fonctionnel que les utilisateurs de l'époque chérissaient, avant que les écrans totalement tactiles ne fassent disparaître tout bouton physique de navigation.
L'importance du Nexus One dépasse le cadre matériel. Son lancement a agi comme une déclaration de guerre envers Apple. Jusque-là, Eric Schmidt (PDG de Google) siégeait au conseil d'administration d'Apple, et les deux entreprises étaient partenaires. Steve Jobs a vu dans le Nexus One une copie flagrante des fonctionnalités de l'iPhone, déclarant en interne vouloir mener une "guerre thermonucléaire" contre Android.
C'est avec ce téléphone que des fonctionnalités comme la navigation GPS gratuite par Google Maps ou la recherche vocale native sont devenues des standards. Google montrait que le futur de la téléphonie résidait dans le "Cloud" et les services intégrés. Le Nexus One a prouvé qu'un système ouvert pouvait être aussi élégant et performant qu'un système fermé, ouvrant la voie à la domination mondiale d'Android que nous connaissons aujourd'hui en 2026.
Aujourd'hui, le Nexus One est considéré comme le patriarche de la famille Pixel. Sans lui, nous n'aurions jamais eu le Nexus 4, le Nexus 5 ou les smartphones Google actuels. Sur le marché de l'occasion, il reste une pièce de choix pour ceux qui s'intéressent à l'archéologie numérique. Sa construction robuste par HTC, avec sa coque en téflon au toucher si particulier, lui a permis de traverser les années avec une certaine dignité.
Acheter un Nexus One en 2026, c'est posséder un morceau d'histoire. C'est se souvenir de l'époque où les batteries étaient encore amovibles et où l'on pouvait étendre la mémoire via une carte microSD sous le capot arrière. C'est un témoignage d'une ère où l'innovation se mesurait à chaque mise à jour logicielle (comme le passage à Android 2.2 Froyo qui a multiplié les performances par cinq grâce au compilateur JIT).
Ce qui rendait le Nexus One unique, c'était sa capacité à recevoir les mises à jour directement de la part de Google, sans attendre l'approbation d'un opérateur ou d'un fabricant. Cela semble banal en 2026, mais en 2010, c'était un privilège rare. L'introduction des fonds d'écran animés (Live Wallpapers) a littéralement sidéré le public lors de la première démonstration, montrant que les processeurs mobiles devenaient capables de traiter des graphismes complexes en temps réel.
Le téléphone a également été le premier à intégrer un second microphone dédié à l'annulation active du bruit ambiant, une technologie alors réservée au haut de gamme professionnel. Chaque détail du Nexus One suintait l'ingénierie de précision de HTC mêlée à la vision logicielle tentaculaire de Google. Même son poids de 130 grammes et sa finesse étaient loués comme le sommet de l'ergonomie mobile.
Sur 2xmoinscher, plateforme gérée par Oncle Henry SAS, nous continuons de valoriser ces appareils qui ont construit notre présent numérique. Le Nexus One est plus qu'un téléphone ; c'est le symbole d'une époque où la technologie cherchait ses marques, entre l'objet utilitaire et l'extension de soi. Le conserver ou l'acquérir aujourd'hui relève d'une démarche de préservation culturelle.